Le cas Cheshire Cat passé en revue

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Nous allons étudier un cas particulièrement connu dans le monde de la cap : La Cheshire Cat V1 – Tim Burton 59FIFTY. Cette cap sortie officiellement en 2011 à l’occasion de la sortie du film éponyme de Tim Burton, a connu un succès monstre (et a été très rapidement sold out). Evidemment la communauté de collectionneurs de caps compte beaucoup de fans de Tim Burton et/ou d’Alice aux Pays des Merveilles, et au vu du succès de la dite cap, ses lots de fakes sont bien entendu apparus sur le net (particulièrement sur eBay, qui en regorge abondamment). Cette cap doit être la plus contrefaite avec les Pac-Man Japonaise.

J’ai donc repris les photos de mon ami Reagan Lee (avec sa permission, merci à lui pour son fantastique travail), ayant eu un problème avec mes propres photos à cause d’un vieux disque dur qui a crashé. Je vais donc vous présenter les différences entre une vraie Cheshire Cat et une fausse, commandée sur eBay où ce modèle pullule. C’est parti.

On commence avec une présentation des caps, à gauche l’originale, à droite la contrefaçon :

Comme vous pouvez le constater et comme mon ami Reagan l’a annoté, sur l’originale vous pouvez voir le détail de la broderie dans les yeux du chat, sur la vraie le reflet blanc est ultra-détaillé, sur la contrefaçon la broderie de piètre qualité part en zig-zag. Vous pouvez aussi remarquer le détail de la visière ou l’imprimé est en couleur « reflective » tandis que l’ensemble est plat et simplement gris clair sur la contrefaçon (à droite).

Sur cette troisième photo, on voit clairement que le détail de l’imprimé du chat n’est pas du tout le même. Le chat est très finement dessiné sur l’originale, toujours en couleur « reflective ». Tandis que sur la contrefaçon, le chat est clairement mal détaillé et la couleur plate grise est toujours présente. La ou l’on peux distingué même les poils de la fourrure du chat sur la vraie (voir zoom), les détails sont manquants sur la contrefaite.

On passe à l’arrière de la cap, la broderie est de bien meilleur qualité sur l’originale, les détails imprimés n’ont pas changés non plus (réflective). On reconnait facilement une fausse aux trois petits points à l’arrière de celle-ci (sur la fin de la phrase « Most every one mad here’s… » ), les points sont systématiquement « attachés » par un fil sur les contrefaçons. Sur l’originale, les points sont bien individuels.

Comme on le voit ci-dessus, l’imprimé ne se voit pas lorsque il y a changement de luminosité sur la vraie, sur la fausse c’est toujours aussi plat et gris. Il suffit aussi de regarder à l’intérieur de la cap pour se rendre compte de la qualité de la broderie. Sur la contrefaite il y a des restes de papiers utilisés lors de la broderie sur machine. Sur l’originale, l’excédent de papier est entièrement retiré. La forme de la casquette ne restera pas très longtemps non plus en forme de casquette de baseball dû au matériaux utilisés qui ne sont évidemment pas de la même qualité que les originales. Vous voilà prévenu afin de débusquer les fakes.
Un autre signe qui doit vous mettre la puce à l’oreille : Lorsque vous voyez un vendeur eBay qui en a écoulé 60 ou 100 exemplaires (ou plus), passez votre chemin, ce sont tout simplement des fakes car il est bien sûr impossible, au vu du stock limité de la casquette, d’en avoir vendu autant et en toutes tailles.

Un grand merci à mon ami Reagan Lee pour les photos que j’ai pu utilisées ! Big up !

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